Parfois la France me manque… Mais ce sexe torride sur le fleuve infernal m’a fait tout oublier
Tu sais, parfois la France me manque. Les croissants chauds, les rues propres, les mecs qui sentent bon le parfum. Puis j’oublie. Ici, sur ce rafiot pourri qui remonte le fleuve depuis des mois, tout est moite, lourd, sauvage. L’air colle à la peau comme une langue chaude. J’ai 28 ans, je suis venue pour l’aventure, l’or peut-être, mais c’est la jungle qui m’a bouffée.
Ça fait six mois qu’on est partis d’Istanbul, ou un truc comme ça. Le capitaine, une ombre immense sous sa casquette, parle une langue bizarre. Les matelots sont des ombres maigres, yeux creux, peau luisante de sueur. Moi, la seule nana à bord, je sens leurs regards. Pesants. Affamés. La journée, je reste dans ma cabine, étouffant sous les draps trempés. La nuit, je sors. Besoin d’air. Besoin de… autre chose.
La chaleur étouffante et le désir qui monte
L’autre soir, la chaleur était infernale. J’étais accoudée au bastingage, l’eau verdâtre clapote contre la coque, odeur de boue et de pourriture. La forêt gronde, cris d’animaux qui me filent des frissons. Et là, lui. Le petit barbu, peau mate, torse scarifié, pantalon de toile tendu sur ses cuisses musclées. Il s’approche, souffle rauque. « T’as peur de la jungle, hein ? » Sa voix grave, accent roulant. Je hoche la tête, gorge sèche. Il rit bas. « Moi, j’ai peur de rien. Sauf de pas te toucher. »
Sa main sur mon poignet, calleuse, chaude. Il me tire contre lui. Odeur de sueur salée, de tabac froid, de désir brut. « Laisse-moi te faire oublier ça. » Je murmure : « Vas-y, mais doucement. » Mensonge. J’en veux plus. Il plaque sa bouche sur la mienne, langue invasive, goût de rhum âpre. Ses doigts glissent sous ma jupe légère, frottent ma culotte déjà trempée. « T’es prête, salope. » Je gémis : « Oui… putain, oui. » Il rit, me soulève sur la rambarde. Le bois râpe mes fesses nues.
Il baisse son froc d’un geste. Sa queue jaillit, épaisse, veinée, tête luisante. Il frotte contre mes lèvres intimes, mouille tout. « Prends-la. » J’écarte les cuisses, il s’enfonce d’un coup. Lent, profond. Je sens chaque veine qui pulse, qui m’étire. Bruit de chair humide, clac-clac contre la coque. La jungle hurle autour, mais c’est son grognement qui m’excite. « Plus fort ! » je halète. Il accélère, mains sur mes seins, pince mes tétons durcis. Sueur qui dégouline entre nous, mélange salé qui coule sur ma chatte.
La nuit glacée et l’orgasme libérateur
On change. Il me retourne, face à la forêt noire. « Regarde-la, elle nous mate. » Je ris nerveuse, mais sa queue me pénètre par derrière, doggy sur le pont glissant. Ses couilles claquent mes cuisses, rythme sauvage. Odeur de terre mouillée, de sexe en sueur. Je jouis la première, spasmes violents, jus qui gicle sur ses cuisses. « Bordel, t’es une fontaine ! » Il grogne, me remplit, sperme chaud qui déborde, coule le long de mes jambes.
La nuit tombe, froid soudain. On s’effondre, essoufflés. Son bras autour de moi, sa queue encore molle contre ma hanche. « Le capitaine est fou, il nous tuera tous. » Je chuchote : « Tant pis, recommence. » On baise encore, plus lent. Missionnaire sur les planches froides. Ses yeux dans les miens, baisers mous. Sensations : sa peau rugueuse, mon clito qui pulse encore, goût de sel sur sa peau.
Le lendemain, solitude revenue. Rats qui grattent, cris lointains. Mais cette nuit… Parfois la France me manque. Puis j’y pense plus. Ce fleuve maudit, cette peur, ce sexe primal. Ça m’a sauvée. Pour l’instant.